TRADUCTION AUTOMATIQUE


DARJEELING, SIKKIM

Aprés plusieurs voyages au Népal, au Laos, au Rajasthan avec mon épouse, je pars à la rencontre des habitants du Bengale Occidental, et du Sikkim en Inde en Avril 2010



samedi 24 avril 2010

Mercredi 21 Avril


Mercredi 21 Avril
Aujourd'hui, matinée pluvieuse, je suis debout à 6 heures, mon guide qui a dû abuser des "lentilles fermentées" ( chose inidentifiable servi avec le Dal Bath qui a la propriété de faire dormir) d'hier au soir ne fait surface qu'à 8 heures.
Comme il y a de l'électricité, on chope la télé satellite, et sur la BBC je vois que c'est encore le foutoir en Europe pour ce qui est des avions. Je ne suis peut-être pas encore de retour parmis vous.
Aprés un copieux petit déjeuner, comme vers dix heures il ne pleut plus, il décide de m'emmener faire un tour. Je prends mon blouson imperméable par précaution.
Nous voilà partis vers un temple plus haut dans la montagne. Ca monte raide, mais ici c'est un euphémisme, ça monte trés raide. Il y a une sorte d'escalier fait de marches en béton, construit par le gouvernement pour relier les derniers villages. Ca a le mérite d'être carrossable.
Trés vite, avec le blouson, je suis en nage. Je demande à mon lepcha préféré pourquoi leurs foutus bonzes ont décidé de construire leurs temples si haut dans les montagnes. Il me répond que pour voir Dieu, ça se mérite! Il a interêt d'être au rendez-vous leur Dieu, parcequ'avec ce que je transpire, je pense qu'il devrait même descendre à ma rencontre!
Enfin, arrivé en haut, le temple....vide et fermé!
Le Temple de Timbong
Pas la queue d'un moine, encore moins celle du Bon Dieu. Il doit être comme mon médecin (un petit bonjour en passant à Pierrette et à Caroline mes toubibs préférées), certains jours, il ne doit consulter que sur rendez-vous.
Puis nous nous dirigeons vers le dernier village. En chemin, nous passons devant un petit bâtiment et mon guide me dit que c'est une école boudhiste. Je rentre dans ce qui doit être une salle de classe et là, psolmodiant des mantras, 4 petits bonzes, des arpétes, sont sagement en train de réciter.
 Je fais signe au maitre, qui ne me répond pas, que je voudrais prendre une photo. Je prends donc la photo et le prof fait un bond. En fait c'est mon flash qui l'a réveillé, il dormait du sommeil du juste. Les élèves sont morts de rire et lui est trés géné. Encore une ou deux photos et nous repartons en laissant les apprentis bonzes à leurs leçons et le prof à sa "Méditation".
 Passé le dernier village, mon guide me propose de m'emmener à travers la jungle et ce que furent les champs de Cardamone.
Là, plus de sentier en béton, mais ce que vous pouvez imaginer être un sentier traçé dans une véritable jungle, à flanc de montagne. La forêt amazonienne dans l'Himalaya.
Et c'est sûr que je n'aurais pas dû blasphémer au temple car les cieux se déchaînent, et une pluie diluvienne s'abbat sur nous.
Les champs de cardamone sont bien là mais avec la maladie qui les rongent ils sont clairsemés et jaunissants alors qu'ils devraient tapisser d'un vert éclatant toute la montagne. Malgré la pluie, nous poursuivons notre route,bataillant sur les pierres inégales et bien sûr glissantes voire branlantes, quelques fois au bord de précipices impressionants.
Mon guide me montre des plantes ressemblant à des orties en plus piquant,et me dit que c'est comestible et bon pour la tension artérielle. Je devrais me mettre à brouter mais je n'ai plus trés faim.
Tarzoon, la honte de la Jungle
Je suis bientôt trempé comme une soupe. De temps en temps, mon guide en tongues, se retire ce qui semble être des épines des pieds. Je me dis qu'il est bien sensible pour un indigène. Moi avec mes sandales , je sens bien quelques piqures mais c'est supportable. En plus, j'ai mieux à faire  qu'à regarder mes pieds, garder mon équilibre; par exemple.
Puis au bout d'un moment ces p....n d'orties me piquent trop. Je réussis à trouver 50 cm de plat pour m'arrêter et m'occuper de mes pieds.
Et là, je vois mes chers petits petons couverts de dizaines de sangsues. Frénétiquement j'essaie de les arracher, et j'ai trés vite les pieds en sang. Ces saloperies produisent un anti-coagulant pour mieux te sucer et le sang coule ensuite pendant des heures, ou des minutes. Trop longtemps en fait!
Le guide me dit que je ne devrais pas essayer de arracher avant qu'elles aient fini de bouffer. Mais c'est plus fort que moi, je ne peux pas, c'est moi quelles bouffent aprés tout! En plus, c'est impressionnant; au début, c'est gros comme une brindille, aprés quelques minutes, c'est gros comme une limace.
 Les salopes ne devaient attendre que ça, du bon sang français tout frais, bien riche, pas trafiqué, du premier choix quoi! En plus, avec mon hyper-tension, elles l'ont à la pression, mon sang. Je hais ces bestioles!!
Vous vous dites: "il n'avait qu'à prendre ses chaussures de montagne, cet idiot" Mais voilà, ce matin j'ai demandé au guide si mes sandales convenaient, il m'a dit que oui, et comme lui était en tongues..J'ignorais qu'il avait un troupeau de sangsues à gaver en chemin!
Enfin on continue et tous les 50 m je m'enlève une dizaine de ces saletés. Le chemin commence à devenir long et de plus en plus dangereux. Enfin on arrive au bout. Plus de chemin, le vide!
Je demande au guide ce que l'on fait maintenant, oû on passe, il me répond qu'il m'a amené ici pour le point de vue!!! Là, j'ai des envie de meurtre.
 Effectivement la vue est à couper le souffle! La vallée en contre-bas, avec la rivière au fond. Il doit bien y avoir 1000 m de dénivellé. Mais comme de toutes façons, le souffle il y a belle lurette que je n'en ai plus, alors avec en plus les trombes d'eau que je prends sur le nez, je n'aprécie pas le spectacle à sa juste valeur.
Alors quand il me dit qu'il faut faire demi tour et reprendre le chemin dans l'autre sens, et affronter à nouveau les sangsue qui doivent affuter leurs canines! Car c'est pas con, une sangsue, en plus elles sont du coin, elles savent que je suis obligé de repasser par là au retour! D'ici à ce qu'elles préviennent leurs copains les vampires, il n'y a pas loin!
 j'ai trés envie de le transformer en Lepcha Volant et de le balancer dans le ravin. Puis je me reprends en me rendant compte qu'il a fait tout ça pour me faire plaisir, Il y a longtemps qu'il en a plus rien à foutre, lui, de la vue depuis là, il y habite.
 Voyant que je commence à saturer, il me rassure en me disant qu'on va prendre un raccouci! Un raccourci dans ces conditions ça ne peut être que: Tout droit, direct en rappel mais sans corde de rappel.
En fait c'est un peu ça, on prends le lit d'un torrent qui est en train de se refaire une santé avec la pluie et tout schuss, je tiens l'équilibre comme je peux, les sangsues, j'en ai plus rien à foutre, on verra à l'arrivée, si on arrive!
 Tu descends comme tu peux, tes orteils s'accrochent à toutes les petites aspéritées, pour freiner la chute, c'est là que tu regrettes de ne pas en avoit 3 ou 4 de plus des orteils, ou qu'ils soient plus longs, en fait tu regrettes de ne pas être un singe pour descendre en toute sécurité!
En fait, on arrive, aprés plus de 4 heures de crapahut. Les sangsues sont repues et se laissent enlever assez facilement. J'ai quand même les pieds en sang. 
Il est pas frais , Indiana Jones
J'ai un avant goût de ce que l'on doit appeller l'Enfer Vert. Si j'avais des vélléités d'aller en vacances en Amazonie, c'est râpé, la prochaine fois ce sera La Grande Motte en chaise longue.
La pluie ne cesse que vers 19 heures. Un nouvel ètranger arrive au village, c'est un américain de 25 ans qui vient finir ici un mémoire sur les luttes des Lepchas. Il est sympa et pas trop con pour un américain. Mais comme il vient de se taper la route de Gangtok, il est vert, et un peu secoué, aussi il va direct au pieu.
Je ne m'attarde pas trop non plus et je vais faire des cauchemards en révant de me faire sucer....le sang, (évidemment, bande d'obsédés !!) par des centaines de sangsues grimaçantes et mortes de faim.

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1 commentaire:

tademi a dit…

Je prends le relais pour vous envoyer sur un site où il est questions de l'utilisation des sangsues en médecine et coïncidence la dernière entreprise qui continue à faire l'élevage de la sangsue à titre thérapeutique se trouve...en Gironde!!!
Voir le site: www.ordre.pharmacien.fr/upload/Syntheses/186.pdf
Tademi