TRADUCTION AUTOMATIQUE


DARJEELING, SIKKIM

Aprés plusieurs voyages au Népal, au Laos, au Rajasthan avec mon épouse, je pars à la rencontre des habitants du Bengale Occidental, et du Sikkim en Inde en Avril 2010



samedi 24 avril 2010

Lundi 19 Avril


Lundi 19 avril.
Réveil tranquille à 7heures, je descends au petit dej et là, mon copain le Prince m'attends pour déjeuner, il m'offre de partager sa gamelle, comme quoi ça peut être partageur, un prince. Mais comme c'est un curry, et qu'il va falloir bouffer avec les doigts, je le remercie et lui dit que je m'en tiens à mes toasts et à mon thé noir.
J'en profite pour lui dire que je sais maintenant qu'il est prince. Faussement modeste, il me dis qu'il n'est plus Prince puisque le Sikkim n'est plus un royaume. Ca sent un peu le faux-cul ou alors, quelqu'un lui a raconté ce que nous faisions en France aux têtes couronnées et il craint que je ne lui refasse le coup de La Bastille.
On discute le coup, et il me propose, à mon retour de me faire visiter le chantier de son complexe touristique. Bon Prince moi aussi, j'accepte. Par contre quand je lui dis que je vais au nord du Sikkim vivre quelques jours chez les Lepchas, il prend un air dégouté en me disant que les Lepchas sont tous des fainéants alcooliques. Et que de toutes façons, il n'a jamais foutu les pieds au nord du Sikkim! "Chassez le naturel, il revient au galop!!".
La voiture à en peu de retard et finalement arrive vers 12h 30. un guide et un chauffeur dans un robuste 4x4 ( on verra que c'est utile ici les 4x4).
Le départ, ça va à peu prés, une route normale du Sikkim, avec les ornières habituelles et quelques petits glissements de terrains qui en ont obstrué (si c'est la montagne qui s'est répandue sur la chaussée), ou, emporté (si c'est la route qui a décidé de rejoindre la rivière en contre bas) la moitié.
Puis au bout de quelques kilomètres, ça se gâte sérieux, la route disparait quelque fois sur plusieurs dizaines de mètres, et tu passes, tu ne sais pas comment ni oû.
Il est mème des fois ou j'ai presque envie de descendre, pour laisser le chauffeur voir si ça passe bien, mais ma fierté et le fait que si je saute en marche, ce n'est pas la vitesse qui va me tuer, on doit friser les 10 km/h, mais la marche: le ravin bordant la route fait plus de 500 m . Alors, je reste, et on met la voiture oû je n'aurait même pas mis mes babouches.
Mais ça passe!!! Et ça dûre plus de 5 heures! Pour un peu plus de 80 km!
En plus, je ne te dis pas les secousses!! Ce n'est plus une voiture, c'est un Shaker! Si au départ, tu as pris du lait au petit dej, à l'arrivée tu pisses de la chantilly!
Enfin on arrive à Mangan, chef-lieu du district de Dzongu. C'est une bourgade infame, posée sur un bourbier. On s'arrête dans un " restau" oû on me sert une sorte de potage avec des pâtes, en fait c'est super bon.
Puis on repart, il reste une heure de route, on va bientôt entrer dans la réserve des Lepchas et le jeune me prévient qu'à partir de là, les routes sont mauvaises!!!!! Ca promet.
Et Ca tient ses promesses, et comme en plus il commence à faire nuit!!
On pénêtre dans une gorge, oû la route semble dessinée sur la paroi. Quelques fois, trop souvent à mon goût, il n'y a plus de route, juste un sentier. Tu te dis que si en plus il pleut au retour, tu n'est pas encore arrivé au Fousseret, et pas uniquement à cause d'un volcan islandais. Le guide me confie que de temps en temps, ils sont bloqués plus d'un mois à cause des éboulements coupant la route.
Enfin on débouche dans une vallée, hâvre de paix avec petites maisons pimpantes, et nous arrivons là oû l'on va m'héberger pendant cette semaine.
La petite Maison dans la foret
Des gens charmants, une tripotée de garçons, filles, tous parents. Tu ne sais même pas qui est le frère ou le mari de qui. Et en plus, tu t'en fout pour le moment, tu es crevé par le voyage, et aprés un ultime Dal Bath, à 9 heures, tu t'écroules sur ton lit en révant à des autoroutes bien de chez nous.
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