TRADUCTION AUTOMATIQUE


DARJEELING, SIKKIM

Aprés plusieurs voyages au Népal, au Laos, au Rajasthan avec mon épouse, je pars à la rencontre des habitants du Bengale Occidental, et du Sikkim en Inde en Avril 2010



samedi 24 avril 2010

Jeudi 22 Avril



Ce matin à nouveau temps clair, nous partons un peu moins loin, chez les parents de Sonam.
Une petite grimpette pour se mettre en jambes, mais rien de comparable à ce que nous avons fait la veille, je pense que mon guide a compris que mes vieilles jambes ne me permettent plus les exantricités d'avant. De plus aujourdh'ui, j'ai pris les chaussures de montagne, j'ai mal aux pieds,mais les saloperies de sangsues peuvent affuter leurs quenottes, je suis paré!
Nous traversons, des cours d'eau et quelques unes sont encore là, et des fois qu'elles aient l'idée d'aller chercher une perceuse, je ne m'attarde pas.
Nous arrivons chez les parents de mon guide et nous sommes reçus dans une maison typique LEPCHA. Une seule pièce pour tous et pour tout. Un fourneau en terre oû brûle un feu de bambou, mais pas de cheminée pour évacuer la fumée. Je pense que c'est pour ne rien perdre, la chaleur pour les gens et la fumée pour sécher et conserver le maïs et autres denrées. C'est un brin étouffant.
Coin cuisine-salle a manger-chambre d'un interieur Lepcha

On m'offre le thé et c'est la première fois que je bois du thé salé! Apparement ce n'est pas pour les lendemains de cuite, mais le sel leur est nécessaire.
Je fais des photos que je leur donne, ils veulent absolument que je sois avec eux dessus! La célébrité impose certaines contraintes, que voulez-vous!
Le père , en pleine forme malgré ses 75 ans, porte une machette typique des Lepchas dans un foureau de bois. Devant mon interêt, il veut absolument m'en faire cadeau, son fils me dit qu'il en a plusieurs, qu'elle est vieille et que c'est mieux d'en acheter une dans un magasin pour touristes de Gangtok.Il ne comprend pas que je préfère les vieilleries ( uniquement en ce qui concerne les machettes, je précise!) Il faut que j'insiste pour la payer, et enfin me demandent 100 roupies. J'en donne 200 (3 euros 20) ils me baiseraient presque les pieds.
Nous repartons et en chemin, en train de couper des bambous, nous rencontrons un trés viel homme dont Sonam me dit que c'est le dernier Prêtre Lepcha, le dernier chamane de la réserve. Il nous invite chez lui, le guide est trés surpris car il n'aime pas les touristes. 
Le chamane, c'est celui de droite!!!

Nous arrivons chez lui et il me bénit, et me demande d'entrer. Il dit au guide que j'ai un bon Karma. Il m'offre le thé et me dit qu'il est né en 1920, il a donc 90 ans!! et il est en pleine forme, juste un petit boitillement, séquelle d'une jambe cassée lors d'une partie de chasse quand il était jeune. En effet, comme beaucoup, avant 1980 il partait seul à la chasse dans la jungle avec ses chiens, au début, avec un arc et des flèches empoisonnées, et ensuit avec une pétoire se chargeant par le canon. Et ils chassaient  l'ours, le cerf et toutes sortes de bêtes sauvages. Aujourd'hui la chasse est interdite et il semble regretter le bon temps.
Evidemment, tout ceci, c'est Sonam qui me le traduit, Ce n'est pas prcequ'il a posé ses mains sur ma tête, que je me suis mis à causer le Lepcha ancien couramment! Il y a des limites à son pouvoir.
Le dernier Chamane Lepcha
 Il me sort également de vieilles photos prises du temps oû les anglais étaient encore là, dans les années 40. Ce sont des photos de cérémonies chamaniques. Destinées à des occasions comme les mariages ou les naissances mais aussi pour soigner. Il est réputé pouvant guérir, entre autres, l'épilepsie. On vient encore de toute la vallèe pour le consulter.
C'est une chance de le renconter car il est le dernier avec ces savoirs et ces pouvoirs,aucun successeur, aucun jeune n'a voulu suivre son enseignement qui prend plus de trente ans!
Nous prenons congé, et il me dit pourquoi il n'aime pas les touristes, c'est parcequ'ils posent trop de questions!!! Moi, je n'ai pas eu besoin, il n'a pas arrété de parler. J'aurais voulu en placer une que je n'aurais pas pû !
Nous rentrons avant la pluie et le reste de la journée s'écoule lentement dans ce lieu qui me fait penser à la vallée dans les Hélambus oû nous allons au Népal, mais en plus escarpé et en moins fréquenté.
Puis je m'endors en révant à une cérémonie chamanique qui rendrait les sangsues herbivores!

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