Ce matin, je quitte l'hotel et Darjeeling pour Makaibari tea estates pour ma premiere expérience en immersion dans la vie locale.
Makaibari se trouve à 30 km de Darj (ça s'est pour faire "djeune") aussi je prends un taxi qui m'y amène pour 1000 rp (17€). Départ 8h 30 arrivée 11h. Et là, le choc, tout d'abord on a dû descendre de 800 ou 1000 m et au niveau température ça se sent, ce n'est pas la plaine mais c'est tout de même plus chaud qu'à Darj.
Une idee de ce que peut etre un voyage en taxi ici. Apres 1 minute, la plupart d'entre-vous sont partis vomir! Alors imaginez 3 heures dans ce "Shaker", ca vous decolle la pulpe...
MAKAIBARI c'est une propriété immense, située à flanc de montagne, ou parmi les champs (ici on dit Gardens: Jardins, pour les allergiques à shakespeare), il y a plusieurs village de quelques dizaines d' habitants, tous ou presque travaillant, soit aux gardens ( et oui, il faudra vous y mettre!) soit à l'usine.L'usine, parlons-en, c'est un truc immense genre usine du XIXème siècle, tout est trés propre mais assez ancien. Je suis reçu dans les bureaux, décors de film sur les colonies, sol en lattes de bambou, tigre empaillé, et une multitude de panneaux, tableaux, articles, Tous à la gloire de Makaibari et de son propriétaire Rajah BANERJEE, que j'entrevois 2 minutes car il est occupé avec des acheteurs français (parmi les plus anciens). Je reviendrais plus tard sur Makaibari car j'ai l'impression que c'est un sujet de roman.
Puis on me conduit dans la famille qui m'accueille. Dans un dédale de ruelles, entre des maisons toutes trés propre, j'arrive devant une petite maison trés pimpante, au royaume des schtroumpfs, toute bleue, turquoise et verte, je touche le plafond quand je suis debout, et je suis accueilli par une charmante jeune fille, qui me présente ma chambre (qui en temps normal doit être leur salon).
La maison qui sera la mienne ici
Ma chambre. Exterieur
Interieur (sur le lit c'est mon DouDou )
Interieur bis
La famille qui m'accueille se nomme: BISWAKARMAil y a en fait deux familles qui cohabitent:
Niru, le père, contremaitre à l'usine, Saraswati, la mere, qui travaille à l'usine, Saurav, le fils de 1O ans, Ajit le frére de Niru, qui travaille aux Chemins de fer, Sangita, sa femme , qui travaille à l'usine, Dipti leur fille, 19 ans, étudiante, Smirti sa soeur, et Prem Maya, la grand-mère. Plus d'autres enfants qui sont, soit mariés, soit étudiants ailleurs. Ils font partie de certaines familles du domaine qui ont fait l'effort de faire une chambre d'hôte et des WC "à l'occidentale" afin de recevoir des étrangers et ainsi améliorer l'ordinaire.
La famille (partie)
Je donne 650 roupies par jour ( 10 euros ) pour la pension complète, une grande partie leur est reversée, le reste étant mis dans un fond qui, grace a une association de volontaires créée par Rajah Banerjee, permet de faire des travaux d'interêt général. Des gens de tous pays viennent de temps en temps afin d'aider à contruire des réservoirs d'eau, à donner des cours d'anglais ou d'hygiène, ou encore soigner au dispensaire. Demain je dois rencontrer Nayan Lama qui s'en occupe.Cet aprés-midi je suis allé faire un tour dans les Tea Garden, C'est une ballade à flanc de montagne au milieu des plantations de théiers. Ce sont de petits arbustes qui vous arrivent un peu plus haut que les genous dont on cueille les jeunes pousses au fur et à mesure (2 petites feuilles par tige, c'est vous dire le boulot ). Le tout dans des champs qui tiennent plus de la face nord des Grandes Jorasses que de la Beauce. Ce petit intermède agronomique pour ceux qui, comme moi, croyaient que le thé venait d'un arbre avec des fruits en forme de sachets marqués "Lipton of London" et d'autres "Casino thé vert"!
Donc cette ballade m'a permis de me situer, j'ai réussi à ne pas me perdre, sur les petits chemins qui serpentent sur le versant oû je suis, on rencontre sans arrêt des gens qui s'arrêtent, vous sourient, vous disent " Namaste" 'c'est sûrement pour ça que je reviens sans arrêt dans ces régions. Je rentre exténué, je vais bientôt avoir les mollets d'Amstrong... sans les intra-veineuses...
Puis Niru part au bouleau vers 16h et je vais visiter l'usine avec lui. Je vous en parlerais plus tard car j'y reviens demain.
Les gens sont exceptionnellement gentils, aux petits soins avec moi, ils m'ont demandé si je mangeais de tout, j'ai répondu que oui! il y a quand même peu de chances qu'ils me servent du celeri rave ou des salsifis...
A midi j'ai eu mon premier Dal Bath (pour les non initiés: riz, soupe de lentilles et légumes au curry), le soir des sortes de galettes aux herbes avec des petits bouts de porc et du riz. Je commence réellement mon séjour Weight Watchers. Et tout le long de la journée, bien entendu un succulent Black Tea de Makaibari. Je mange à la cuisine avec les hommes de la maison (y compris le gamin), les femmes mangent à part aprés nous avoir servi. Je commence à y prendre goût. Je pense qu'on devrait s'y mettre en France. Ca y est j'en connais plusieurs qui viennent de m'insulter en écrasant le "mulot" contre l'écran.
Il est tard, 21h30, Je vais aller dormir encore plus prés de étoiles.
























1 commentaire:
je n'ai qu'un mot a dire " superbe" mais tu nous a quand meme raconté des salades sur le fait que tu dormirais avec le yeti dans la foret ta maison est digne d'un grand chef de tribu donne nous souvent de tes nouvelles je suis une grande adepte des séries et tes récits sont passionnants
bises on pense tous à toi
domi et ses monstres
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